En attendant demain
Publié le 9 Juin 2009
La situation de la ville est devenue tendue et une partie de la population s'est réjouie des interpellations et des auditions qui se sont produites hier et qui devraient déboucher sur des mises en examen. Des suites seront encore à prévoir, ne serait que parce que les pratiques incitatives à la promotion immobilière ne datent pas d'aujourd'hui et nous pouvons être amenés à être soupçonneux sur les derniers projets immobiliers sortis de terre (un coup de bambou et je me gausse pour l'USAP (lol mais dur dur)).
Pour une partie de la population, cette réjouissance fait place à :
- L'inquiétude: que va t'il se passer maintenant ? Nous verrons demain les qualifications des faits reprochés à ceux qui seront inculpés. Une nouvelle question reste toutefois posée: comment se fait-il que des mouvements de fonds sur les comptes de Jacques Bouille se soient produits quelques jours avant son inculpation? Comment se fait-il que des objets d'art aient été mis à l'abri durant cette même période ? Comment l'organisation du scénario de réponse concertée par les divers intervenants a t'elle pu se faire sans une information à Jacques BOUILLE émanant des "sources bien informées" comme on dit.
- Le désir de revanche : certains propos tenus sur le blog, sur les journaux en ligne, dans la rue revèlent que le passage de l'autre côté de la barrière est rapide et que, sans réflexion, certains sont prêts à se comporter de la même manière que ce qu'ils ont critiqué : des menaces vagues, mais fermes, sur les lieux d'activité d'élus, sur leur profession, sur leur environnement de travail. C'est inadmissible et n'attendez aucun soutien de ma part. L'opposition aux élus ne peut se faire que dans leurs rôles d'élus et pas ailleurs et ce, quelque soit l'élu.
-
Le dénigrement des élus : l'exercice de la fonction d'élu nécessite une disponibilité très
importante, acceptée par l'élu et son entourage, une compétence de plus en plus grande pour maîtriser la complexité des réglementations, une vision à long terme des besoins de la collectivité
en termes d'aménagement..., une éthique incontestable, une honnêteté intellectuelle et une rigueur totales. Ce sera encore plus le cas pour gérer les suites de cette pénible affaire.
Dire que les places sont bonnes relève d'une méconnaissance totale des fonctions, d'un mépris de l'élu qu'on ne voit que dans son rôle de représentation mais qu'on ne voit pas dans son action
invisible et on finit par obtenir ce qu'on mérite : quelqu'un qui plait, qui vous ballade. Ceci dit, il n'y a aucune différence par rapport à d'autres métiers ou fonctions qui sont
"toutes exercées par des nuls, seul moi, travaille bien". Il faut combattre cette gangrène.
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