Un petit rappel à la mémoire
Publié le 26 Avril 2009
Dans son édition du 15 février 2008, l'Indépendant titrait un article:
Saint-Cyprien: mer calme pour le vaisseau Bouille.
"Tout ce qui a été promis en 2001, assure Jacques Bouille le maire sortant, a été fait. Ce mandat est certainement celui qui a vu le plus de choses sur la commune". Les commentaires qui étaient postés sur le site en deviennent dérisoires.
Nous connaissons la suite.
L’affaire avait débuté en mai 2007 par un signalement Tracfin (cellule française de lutte anti-blanchiment) faisant état de nombreux versements sur les comptes de Jacques Bouille. La législation impose aux opérateurs financiers de communiquer à TRACFIN une déclaration de soupçon concernant des sommes ou opérations qui pourraient avoir pour origine le trafic de stupéfiants, la fraude aux intérêts financiers des Communautés Européennes, les activités criminelles organisées, le produit de la corruption, ou qui pourraient participer au financement du terrorisme. Il faut simplement supposer que l'opérateur qui a effectué un signalement auprès de TRACFIN ne soit pas La Caisse d'Epargne ....
Le maire avait alors été entendu une première fois puis l’enquête était restée au point mort jusqu’aux élections municipales de mars dernier, pour permettre un déroulement de l'élection dans un climat normal.
Les listes opposées au maire ont stigmatisé l’endettement de la commune et avaient pointé du doigt les achats d’œuvres d’art effectués par la municipalité, jugés colossaux au regard du déficit de 42 millions d’euros en 2006; cet endettement est aujourd'hui supérieur à 54M€ (on en a pris encore pour 12M€ en 2008, mais nous y reviendrons).
Force est de constater que Jacques Bouille a été élu avec 52,57% des voix, au lieu d'un score de plus de 70% en 2001.
Le conseil municipal a été installé le 15 Mars 2008.
Thierry Del Poso a fait constater par huissier de justice le manquement d'oeuvres d'art dans les musées ou autres lieux accessibles. La suite donnée à ce constat d'huissier ne m'est pas connue: a t'il été adressé aux services de la police à l'appui d'une plainte ?
Le 15 décembre 2008, cinq personnes dont le maire de Saint-Cyprien, Jacques Bouille, son épouse et un de ses adjoints, sont placés en garde à vue dans les locaux de l’antenne de la police judiciaire de Perpignan dans le cadre d’une enquête pour "prise illégale d’intérêt, blanchiment lié à la corruption, corruption active et passive, ingérence et favoritisme".
Le 17 décembre Jacques Bouille était incarcéré.
Le 13 Janvier se produisait une descente de police qui permettait de réaliser un inventaire chez Jacques Bouille et de constater notamment la présence d'oeuvres d'art appartenant à la ville. (soit 4776 euros de dette liée aux emprunts par habitant lors de la campagne des dernières municipales). Aujourd'hui, le montant est d'environ 5400€ par habitant.
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