Une bien triste réalité

Publié le 30 Octobre 2016

Aujourd'hui, tout le monde trouve légitime l'action des policiers qui manifestent, même ceux qui, il fut un temps, ont supprimé nombre de postes de policiers.

La question de l'inaction des élus n'est pas nouvelle. Nous avons atteint un stade où "la peur du gendarme" est une pure rigolade. On s'émeut maintenant quand des policiers ont (malheureusement) eu à subir des actes odieux.

Mais combien d'enseignants, de commerçants, d'agents hospitaliers, des gens comme vous et moi ont ils eu à subir des actes répréhensibles sans que l'émotion ne fasse la une des journaux? Comment de fois avons nous entendu "ce n'est pas grave" sans vouloir se poser la question de savoir quand on passe de "ça n'est pas grave" à "c'est grave". En général le "ça n'est pas grave " est utilisé quand on n'est pas touché car, quand on est touché, cela devient vite intolérable et il faudrait alors mettre tout le monde en prison.

En France, il y a 102 détenus pour 100 000 habitants, disons 1 pour 1000 (2011). Aux États-Unis, c'est 7 fois plus et on sait que ça va beaucoup mieux dans ce pays que chez nous. Beaucoup de nos élus abondent dans le sens des policiers: la justice est trop laxiste. Certains partis politiques locaux (voir d'autres blogs locaux) s'émeuvent de la politique dite laxiste de Mme TAUBIRA et des nombreuses inexécutions de peines. Augmentons les places de prison comme aux USA, on voit bien que ça marche et que la solution est là pour faire plaisir à tout le monde et gagner des voix.. Mais la réalité est là: ça ne marche pas !!!

En fait, encore une opération de politique politicienne quand on est dans l'opposition et certains de ces élus locaux peuvent se plaindre dans la presse de ce laxisme de la justice. Ce n'est pas dans les PO ou la Région, pays de connaisseurs, que la justice est la plus ferme. A notre petit niveau, nous pouvons aisément mesurer les conséquences des nombreuses décisions de justice rendues et qui n'ont aucune vertu pédagogique puisque les errements continuent. Ils sont même conforté par la complicité d'autres élus locaux qui ne sont présents que physiquement: la tête sort du smartphone en conseil mais reste bien loin du sujet traité. Mais comme d'habitude, les élus sont atteints de la maladie d'Alzeimer, ils oublient vite ce qu'ils ont pu dire à certains moments...

Sauf que, et c'est plutôt bien, les citoyens disposent aujourd'hui de nombreux moyens de rappeler à l'ordre nos élus: les  médias, les blogs, les vidéos, etc...

La société a du mal à vivre, mais la société, c'est vous et nous.

Les syndicalistes subissent actuellement la même désapprobation que nos représentants. Les politiques sont aujourd'hui à la remorque. La phrase communément entendue est "la société évolue" et les hommes politiques suivent alors que leur rôle consiste à proposer un mode de société pour nous et nos enfants. Leur impuissance est aussi flagrante que leur manque de courage. Suivre l'évolution ne suffit pas, il suffit de voir ce qu'est devenue la mondialisation et le libéralisme (comprenez le laisser faire) et que ces mêmes hommes politiques veulent "réguler" alors qu'ils ont perdu totalement la main. Ils ont enfanté une hydre.

Il est temps de se réveiller mais le réveil ne va pas se faire dans le bonheur: se réveiller sera douloureux.

Les syndicalistes sont rejetés, les élus sont rejetés mais la pseudo démocratie directe a t'elle un avenir ?

Rédigé par Bernard

Publié dans #Coup de gueule

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